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Genre et violences : les regards des hommes et des femmes peuvent changer dans les camps.

Ces séances initiées en mai et poursuivies au mois de juin et juillet 2012, visent à diffuser des informations et outils pour diminuer la discrimination et augmenter la participation des femmes dans la société.

Au bout de plusieurs séances, les participants-es issus de camps de déplacés à Christ-Roi n’ont pas manqué de s’exprimer ouvertement sur les idées reçues et le nouveau regard qu’ils-elles portent désormais sur les relations hommes-femmes.

Une jeune femme, mère de deux garçons, a expliqué que ces séances de formation ont éclairci ses idées. Elle ne sera plus, dit-elle, la femme à tout faire dans sa famille. « Chaque jour, je dois faire la lessive, préparer la nourriture et vendre mon petit commerce de produits alimentaires », explique-t-elle, ajoutant : «  Je croyais que les garçons étaient supérieurs aux filles et qu’ils ne devaient pas s’occuper des travaux ménagers ; aujourd’hui, je pense différemment, mes deux garçons, désormais, doivent m’aider à la maison ».

Une autre mère déplacée, Yolette, a avoué : « Ma fille m’avait dit qu’elle voulait jouer au football, j’avais toujours refusé pensant que c’était un sport réservé aux garçons mais maintenant, mes idées ont changé, je la laisserai prendre part aux entrainements ».

Pour sa part, un déplacé, Jackson, a avoué qu’il avait l’habitude de frapper sa compagne pour se donner de l’importance. Il croyait que c’était la meilleure façon d’agir envers une femme. Mais, après les séances de formation suivies, ses idées ne sont plus les mêmes. « J’ai honte d’avoir pris plaisir à frapper ma femme, je ne le ferai plus, j’utiliserai d’autres moyens pour me faire comprendre », a-t-il confié, très ému.

Les séances de formation sur le genre et la violence faites aux femmes, ont été assurées par l’animatrice en genre Sanièce Petitphat et la conseillère en renforcement institutionnel Céline Maye dans les jardins du GARR. Cette activité clôturée le 22 juillet écoulé, rentre dans le cadre d’un projet de protection et de réhabilitation que mène le GARR avec les déplacés-es.

 

 

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