Alienum phaedrum torquatos nec eu, vis detraxit periculis ex, nihil expetendis in mei. Mei an pericula euripidis, hinc partem.

Blog

GARR / Catégories en Français  / Nouvelles  / Actualités  / Personnes Déplacées  / Les 183 familles déplacées relogées au Bicentenaire par la Mairie de Port-au-Prince sont menacées à la moindre averse
© Francisca Stuardo, 2011

Les 183 familles déplacées relogées au Bicentenaire par la Mairie de Port-au-Prince sont menacées à la moindre averse

Au cours d’une interview accordée au GARR, le 12 septembre 2011, les sinistrés-es relogés au site de Bicentenaire depuis moins de deux mois se disent préoccupés suite aux pluies qui s’abattent ces derniers jours sur Haïti. Le site d’hébergement est un terrain marécageux placé entre un canal obstrué et le bord de mer. La Mairie de Port-au-Prince avait logé ces familles sur ce site après les avoir retirées du stade national de football Sylvio Cator où elles s’y étaient abritées suite au séisme du 12 janvier.

Lors d’une averse survenue dans la journée du vendredi 9 septembre 2011, des familles ont eu leurs abris inondés et l’unité de Protection civile de la Mairie de Port-au-Prince s’était empressée de venir redéplacer certaines d’entre elles (cinquante personnes) le même jour vers 7 heures du soir. Toutefois, les déplacés-es ont fustigé le comportement des autorités haïtiennes qui les ont relocalisés pour seulement 2 jours, le weekend écoulé, au local de l’Ecole nationale Célie Lilavois au centre ville de Port-au-Prince.

En fait, le dimanche 11 septembre 2011, la Protection civile de la Mairie a ramené ces sinistrés-es au Bicentenaire. « C’est une démarche incompréhensible, puisque la saison cyclonique n’a pas encore pris fin. », a déclaré Marie, une femme enceinte déplacée résidant dans ce centre d’hébergement.

De son côté, le responsable du Comité, Marc Delson Charles exige des autorités municipales de Port-au-Prince, le relogement définitif des 183 familles déplacées vivant au Bicentenaire. Le porte parole du comité juge méprisante et inacceptable l’attitude des autorités locales et centrales vis-à-vis des familles victimes du séisme. Il appelle le gouvernement haïtien à sauvegarder la vie et garantir la sécurité des sinistrés-es qui pataugent dans des conditions infrahumaines au Bicentenaire.

« Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi des responsables de l’Etat ont décidé de nous traiter en parent pauvre tandis que nous sommes es êtres vivants ayant des droits comme tout le monde. », a-t-il déclaré.

M. Charles a souligné que sept femmes déplacées viennent d’accoucher tandis que 13 autres sont au terme de leur grossesse. L’Etat haïtien, selon lui, devrait penser à la vulnérabilité des familles sinistrées placées dans des sites d’hébergement aux conditions déplorables.

Le responsable du comité a fait état des cas d’agressions commises de temps à autre jusqu’à l’intérieur des tentes. En ce sens, il a plaidé pour la mise en place d’une patrouille policière fixe dans l’enceinte du camp en vue de garantir la sécurité de ses occupants-es.

« Erline a abandonné le site après s’être fait agresser et voler par un individu armée aux environs de 7h du soir, il y a trois semaines. Déjà dans une situation précaire, elle a été forcée, sous la menace d’une arme, de donner son sac à main. », a-t-il dénoncé.

« Le camp du Bicentenaire, c’est l’un des camps auxquels la Mairie accorde le plus d’attention. », avait déclaré le Maire de la capitale, Muscadin Jean Yves Jason, au cours d’un entretien accordé fin août 2011 au collectif d’organisations pour la défense du droit au logement en Haïti.

Aux termes des principes directeurs des Nations Unies sur les personnes déplacées, l’Etat a pour obligation de respecter, protéger et appliquer le droit à un logement convenable.(Article 25)

No Comments

Post a Comment