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Photo: Rigard Orbé

Anse-à-Pitres/Choléra : Le GARR s’inquiète

La situation devient de plus en plus compliquée pour les résident(e)s des sites d’Anse-à-Pitres suite à la recrudescence du Choléra dans cette commune frontalière. A côté de Parc Cadeau I et II où des cas d’infection à la maladie ont été déclarés, les sites de Fonds Jeannette et Tête à l’eau sont également touchés par ce fléau.

Lors d’une rencontre tenue au Centre de santé d’Anse-à-Pitres, le 21 novembre 2015, entre le GARR et Dr Lamartine, responsable du centre, ce dernier a indiqué que l’épidémie a tendance à s’intensifier en raison de la faiblesse des infrastructures sanitaires de base dans la commune.

Le GARR a réalisé des séances de sensibilisation et de distribution de kits hygiéniques à  Parc Cadeau I, II et à Fonds Jeannette, les 22 et 23 novembre 2015. Au cours de ces séances, les résident(e)s de ces sites se sont dits inquiétés pour leur vie.

« Nous sommes confrontés à des problèmes de toute sorte dans ces sites où nous vivons dans la crasse et la misère. Des maladies comme la diarrhée, le vomissement et la grattelle nous font déjà la guerre.  Il est inconcevable que le Choléra vienne empirer notre situation.», a déploré une mère de famille.

Le quartier Banane situé dans la deuxième section communale d’Anse-à-Pitres où le GARR a aussi réalisé des séances de sensibilisation et de distribution de kits hygiéniques,  est sévèrement  touché par le Choléra. Déjà 3 décès institutionnels et 3 décès communautaires ont été enregistrés. Selon le responsable du Centre de Traitement du Choléra (CTC) qui se trouve dans cette zone, le nombre de personnes infectées est  passé de 5 à 22 dans l’espace d’une semaine.

Une infirmière affectée à ce CTC a fait part des difficultés auxquelles fait face le personnel dans sa lutte pour sauver la vie des malades atteints du Choléra.

« Nous ne disposons pas assez de matériels pour soigner les malades infectés par le Choléra. Nous sommes en rupture de stock de solutés depuis la semaine dernière. Si rien n’est fait pour augmenter nos capacités à desservir la population, les cas de mortalité augmenteront. »,a-t-elle affirmé.

Il convient de signaler que le positionnement du CTC de Banane met en danger la vie des riverains. Il est placé au milieu de certaines habitations et de plus il n’est pas clôturé.

De la déclaration de l’épidémie au 22 novembre 2015, 17 morts ont été recensés pour toute la commune d’Anse-à-Pitres. Plus de 40 cas de personnes infectées et 90 cas suspects ont été aussi enregistrés.

Soulignons que dans le cadre de son travail de  plaidoyer, le GARR avait adressé, le 17 novembre 2015, une lettre au Dr Florence Duperval Guillaume, ministre haïtienne de la santé publique et de la population, pour solliciter une intervention urgente dans cette commune.

Encore une fois, il invite les autorités concernées à se pencher sur  la question et à intervenir rapidement en vue d’aider cette population qui est livrée à elle-même.

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La situation devient de plus en plus compliquée pour les résident(e)s des sites d’Anse-à-Pitres suite à la recrudescence du Choléra dans cette commune frontalière. A côté de Parc Cadeau I et II où des cas d’infection à la maladie ont été déclarés, les sites de Fonds Jeannette et Tête à l’eau sont également touchés par ce fléau.

Lors d’une rencontre tenue au Centre de santé d’Anse-à-Pitres, le 21 novembre 2015, entre le GARR et Dr Lamartine, responsable du centre, ce dernier a indiqué que l’épidémie a tendance à s’intensifier en raison de la faiblesse des infrastructures sanitaires de base dans la commune.

Le GARR a réalisé des séances de sensibilisation et de distribution de kits hygiéniques à  Parc Cadeau I, II et à Fonds Jeannette, les 22 et 23 novembre 2015. Au cours de ces séances, les résident(e)s de ces sites se sont dits inquiétés pour leur vie.

« Nous sommes confrontés à des problèmes de toute sorte dans ces sites où nous vivons dans la crasse et la misère. Des maladies comme la diarrhée, le vomissement et la grattelle nous font déjà la guerre.  Il est inconcevable que le Choléra vienne empirer notre situation.», a déploré une mère de famille.

Le quartier Banane situé dans la deuxième section communale d’Anse-à-Pitres où le GARR a aussi réalisé des séances de sensibilisation et de distribution de kits hygiéniques,  est sévèrement  touché par le Choléra. Déjà 3 décès institutionnels et 3 décès communautaires ont été enregistrés. Selon le responsable du Centre de Traitement du Choléra (CTC) qui se trouve dans cette zone, le nombre de personnes infectées est  passé de 5 à 22 dans l’espace d’une semaine.

Une infirmière affectée à ce CTC a fait part des difficultés auxquelles fait face le personnel dans sa lutte pour sauver la vie des malades atteints du Choléra.

« Nous ne disposons pas assez de matériels pour soigner les malades infectés par le Choléra. Nous sommes en rupture de stock de solutés depuis la semaine dernière. Si rien n’est fait pour augmenter nos capacités à desservir la population, les cas de mortalité augmenteront. »,a-t-elle affirmé.

Il convient de signaler que le positionnement du CTC de Banane met en danger la vie des riverains. Il est placé au milieu de certaines habitations et de plus il n’est pas clôturé.

De la déclaration de l’épidémie au 22 novembre 2015, 17 morts ont été recensés pour toute la commune d’Anse-à-Pitres. Plus de 40 cas de personnes infectées et 90 cas suspects ont été aussi enregistrés.

Soulignons que dans le cadre de son travail de  plaidoyer, le GARR avait adressé, le 17 novembre 2015, une lettre au Dr Florence Duperval Guillaume, ministre haïtienne de la santé publique et de la population, pour solliciter une intervention urgente dans cette commune.

Encore une fois, il invite les autorités concernées à se pencher sur  la question et à intervenir rapidement en vue d’aider cette population qui est livrée à elle-même.

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