Port-au-Prince, jeudi 27 août 2026.- Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) condamne avec fermeté l’assaut meurtrier perpétré par des groupes armés au niveau de Kenscoff, dans la nuit du 23 au 24 août 2026. Lors de cette attaque, au moins 47 personnes ont été lâchement assassinées, une vingtaine d’autres en sont sorties blessées et ces bandes armées ont pris des dizaines d’autres personnes en otage. En cette circonstance, le GARR adresse ses sympathies aux familles des victimes et appelle à la responsabilité face à ces drames répétitifs.
Il est regrettable de constater à quel point les pouvoirs publics ont laissé à l’abandon les droits fondamentaux de la population. La présence des groupes armés qui supplantent l’autorité de l’État sur une bonne partie du territoire, engendre des conséquences dévastatrices, dont des massacres, des viols et des pillages. Selon un dernier rapport publié par le Bureau intégré des Nations-Unies en Haïti, plus de 700 personnes ont été tuées dans le pays en un seul trimestre, soit du 1er avril au 30 juin 2026. Pour la même période, le rapport révèle que 796 personnes, dont des femmes, des filles et un homme, ont été victimes de violences sexuelles liées aux gangs.
Cette situation ne peut plus durer, la population n’en peut plus. Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) exige que l’État se montre ferme et responsable face à ces crimes odieux et qu’il assume intégralement sa mission régalienne. A l’heure actuelle, la Zone Métropolitaine de Port-au-Prince est cernée de toutes parts par les groupes armés, la population est prise en otage et l’existence même de l’État est remise en question.
Une fois de plus, le GARR déplore cet énième massacre et interpelle les autorités sur leur responsabilité dans ce qui s’est passé à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août, car les informations fusaient de partout selon lesquelles une attaque meurtrière était imminente dans la commune. Face à l’indifférence coutumière des autorités et au nom d’une certaine décence, le GARR exige que des responsabilités soient fixées et que des mesures soient adoptées pour honorer la mémoire des victimes et leur rendre justice.
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