Dans l’État d’Oaxaca, au sud du Mexique, les autorités judiciaires ont annoncé le 24 février la découverte dans une citerne les corps inertes de deux fillettes haïtiennes, des sœurs, disparues au centre Casa Hogar Patos, lequel est géré par l’agence en charge de l’encadrement des familles, la DIF-Oaxaca. Face à ce drame, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) adresse ses sympathies à la famille des victimes et exige une enquête autour du drame.
Le procureur général de l’État d’Oaxaca a expliqué qu’une enquête était en cours et que deux responsables du centre ont été licenciés, mais aucune responsabilité n’a été encore fixée. La maman des deux fillettes a été admise au centre de transit pour migrants comme un lieu sûr pour ses enfants. Peu de temps après la disparition des enfants, leurs corps ont été retrouvés par la suite dans une fosse septique qu’abritait ledit centre. Les victimes sont âgées de 4 et de 5 ans selon le rapport de police de l’État d’Oaxaca.
Plusieurs organisations basées au Mexique telles que Instituto para las Mujeres en la Migracíon (IMUNI), EDUCA, Rosario Castellanos et autres ont dénoncé des négligences graves ayant conduit à la mort des deux fillettes. La fosse septique où les corps des enfants ont été retrouvés ne disposait d’aucune structure de sécurité et échappait au contrôle du personnel du centre. Il est rapporté aussi que des cas d’abus, de rationnement alimentaire et de fraudes dans les aides sociales ont été signalés depuis l’année dernière en rapport au fonctionnement des espaces d’accueil administrés par DIF-Oaxaca.
Le GARR dénonce les manquements liés aux mesures de prévention et de protection ayant conduit à la mort brutale de ces deux fillettes. Le centre était censé être un lieu sûr pour héberger la mère et ses enfants en quête d’une vie meilleure, un lieu de protection de leur intégrité.
La plateforme de plaidoyer demande justice et réparations pour la famille endeuillée. En ce sens, elle invite l’État haïtien, via le Ministère des Affaires Étrangères, à s’assurer que cette famille obtienne l’encadrement juridique nécessaire pour obtenir justice et qu’elle reçoive aussi l’appui moral et psychologique indispensable pour surmonter la période de deuil.


