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Journée mondiale des réfugiés en Haïti, le GARR dénonce le sort macabre des millions de déplacés internes dans le pays

COMMUNIQUE DE PRESSE

Port-au-Prince, le 20 juin 2025.- Ce 20 juin rappelle la commémoration de la Journée Mondiale des Réfugiés dans le monde entier. Des millions de personnes, chaque jour, partout à travers le monde, sont contraintes de fuir leur foyer pour échapper à la guerre, aux catastrophes naturelles ou à l’insécurité. Fin avril 2024, plus de 120 millions de personnes étaient déplacées de force à travers le monde, selon le Haut-Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés (HCR).

En Haïti, le pays compte aussi un nombre important d’haïtiens en quête de refuge, parfois hors des frontières haïtiennes. Des jeunes, des familles, des professionnels ont quitté leur terre natale, fuyant la violence des gangs et la misère. De la République Dominicaine au Chili, du Brésil au Mexique, jusqu’aux États-Unis ou au Canada, ils vivent dans des conditions souvent précaires, confrontés au racisme, à l’exploitation et à l’indifférence.

Mise à part ceux qui ont franchi les frontières, des centaines de milliers d’haïtiens sont aujourd’hui réfugiés dans leur propre pays, contraints de fuir leur quartier à cause de la violence des gangs armés qui gangrène la région métropolitaine. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 2, 000,000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays jusqu’au 31 mai 2025. Elles vivent dans plus de 360 sites de fortune, souvent dans des écoles, des églises, des institutions et places publiques, ou des terrains abandonnés.

Des groupes vulnérables comme des femmes, des enfants, des vieillards, des femmes enceintes, des nourrissons, des personnes malades, des personnes vivant avec une déficience vivent sans sécurité, sans aucune forme de protection, sans intimité, sans accès à l’eau, à la santé ou à l’éducation. Dans ces camps improvisés, ils survivent sous la menace permanente de la maladie et de la violence. Donc, la situation humanitaire en Haïti pose de sérieuses préoccupations.

En cette journée de commémoration des réfugiés, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés rappelle que toute personne déplacée à l’intérieur comme à l’extérieur du pays a droit à la protection, à la solidarité et à une vie digne. La souffrance des déplacés internes est une urgence nationale.

En ces sens, le GARR demande à l’État haïtien de prendre ses responsabilités face à cette tragédie humaine, en adoptant des mesures visant rétablir l’ordre. C’est-à-dire procéder au démantèlement des gangs armés et rétablir la présence de l’État dans les quartiers abandonnés, afin de permettre aux habitants des zones abandonnées d’y retourner s’installer en toute sécurité.

FIN

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