Plus d’une décennie après la sentence TC-168-13, les dominicains d’origine haïtienne continue d’appeler à la reconnaissance

13 ans après l’adoption de l’arrêt discriminatoire TC/0168/13 par la République Dominicaine visant la dénationalisation des dominicains d’ascendance haïtienne, aujourd’hui les victimes de cette mesure inhumaine et totalement injuste vivent dans ce pays dans un état d’exception.

Cette situation d’apatridie pèse lourd sur l’avenir de cette population composée de dizaines de milliers de personnes afro descendantes. Leurs droits civils et politiques sont bafoués, leurs droits fondamentaux ne sont plus garantis et elles font face au racisme systémique entretenu en terre voisine contre les personnes noires. Le profilage racial auquel sont soumis les ressortissants haïtiens les frappe aussi et beaucoup d’entre eux font les frais des politiques migratoires brutales, xénophobes et foncièrement racistes déployées par la République dominicaine.

Faute de cette reconnaissance, il est quasiment impossible pour cette couche de la société de s’épanouir, d’avoir un accès équitable aux services de base, à l’éducation, au logement et à des emplois dignes. Personne ne devrait se retrouver dans une situation d’apatridie, toute personne a droit à une appartenance, à une identité civile et les droits qui vont avec.

Dans leur combat de chaque jour pour appeler au respect de leurs droits et de leur dignité, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) se tient à leurs côtés et exige que la République dominicaine reconnaisse leurs droits civils et politiques afin de garantir leur pleine intégration dans la société.

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